Présentation de l'association La Voie du Corps, qui propose sur Draguignan (83) et Toulouse (31) des ateliers individuels et collectifs de thérapie psychocorporelle: fasciathérapie, thérapie par les mouvements oculaires IMO (de type emdr), Méthode de libération des Cuirasses...
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C'est quoi, un traumatisme ?
En IMO, le terme
« traumatisme » dépasse largement la définition habituelle qu'e
n donnent les manuels
de psychiatrie.Si les traumas avec un grand "t" sont bien évidemment des indications de premier ordre pour les thérapies à base de mouvements oculaires, l'IMO concerne tout autant les traumatismes
"avec un petit "t".
Ici, la définition du « trauma » s'étend à toute expérience ressentie intérieurement comme violente, et qui entraîne chez l'individu un processus
mêlant submergement émotionnel récurrent, idées ou images obsessionnelles, comportements inadaptés ou excessifs (tels que des phobies, des crises de colère incontrôlables ou des attaques de
panique,) etc...
D'autres symptômes peuvent également se manifester: repli sur soi, dépression, fatigue profonde, crises de violence, addictions, troubles du comportement alimentaire, perte du sommeil ou de la
libido... Autant de « signes » d'un stress post-traumatique qui doivent absolument être pris au sérieux.
Certains traumatismes sont facilement repérables dans l'histoire de l'individu, du fait même de leur caractère violent: viols, agressions physiques et psychologiques, accidents graves, etc...
D'autres types d'expériences traumatisantes en revanche seront moins « évidentes », mais leur impact est tout aussi pernicieux dans la vie de l'individu: deuils, séparation amoureuse,
stress professionnel, IVG, licenciement, adultère...
Se trouver simple témoin d'une scène violente, de par sa profession ou simplement par hasard, peut suffire à créer un traumatisme.
On sait aujourd'hui qu'être dans l'impossibilité de réagir à ce qui est vécu comme une menace, soit par la fuite, soit par une contre-attaque, va renforcer l'intensité des perturbations
émotionnelles vécues par l'individu. L'impuissance alors ressentie va entraîner dans le système neurologique de l'individu une sorte de « figement ».
Le cerveau reste comme « bloqué » sur l'évènement, ne pouvant l'intégrer. L'individu vit un état d'alerte permanent, son cortex le submerge d'hormones
de stress à la moindre situation qui, de près ou de loin, lui rappellera la scène traumatique initiale.
Pour qui ? Pour tout le monde ! En clair, tout est affaire de ressenti. Ce qui pourra gravement perturber l'un pourra être vécu par son
voisin sans aucune répercussion psychologique. Tout dépend en fait de l'histoire personnelle de chacun, de la manière dont, enfant, il a été autorisé (ou non) à vivre ses émotions et du
soutien qu'il a pu recevoir en retour.
C'est le vécu du patient et l'intensité des perturbations émotionnelles qu'il ressent, lors de sa demande de travail en IMO, qui sera prise en compte par le thérapeute, qu'il s'agisse d'un «petit
trauma » ou d'un « grand ».
Publié le 15/06/2008 à 22h28 dans Zen Attitude
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