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Présentation de l'association La Voie du Corps, qui propose sur Draguignan (83) et Toulouse (31) des ateliers individuels et collectifs de thérapie psychocorporelle: fasciathérapie, thérapie par les mouvements oculaires IMO (de type emdr), Méthode de libération des Cuirasses...
Ah, la culpabilité... l'arme anti soi-même par
excellence...Alors que certains la zappent dès qu'elle pointe le bout de son nez pas toujours très propre dans leurs tréfonds. D'autres s'en torturent, la laissant dévorer leurs entrailles et les
manipuler dans leurs relations à eux-mêmes ou avec les autres. Son maître-mot : « tu n'as pas honte ? » Epice amère des chantages affectifs et des cultures familiales fabriquant de « bons petits
garçons» et de « bonnes petites filles » par légion, penchons-nous un peu sur cette nauséabonde manipulation intérieure...
• Saviez-vous que, comme pour le cholestérol, il existe une bonne culpabilité et une mauvaise culpabilité ? Et, comme pour le cholestérol, l'une est saine, l'autre malsaine.
La culpabilité saine
Imaginons la situation suivante :Impulsivement emportée par ma colère devant le fait que mon mari m'a fait faux bond,
je lui lance une série d'insultes quand il me rejoint enfin au lieu de rendez-vous. Mon attaque vengeresse a porté ses fruits: il est atterré et profondément blessé. Ma colère retombe peu à peu,
je réalise que je mes mots ont dépassé ma pensée, je suis dans tous mes états, la culpabilité m'envahit.
Qu'est-ce qui se passe exactement ? C'est l'expérience que je vis quand je pose délibérément un geste qui est en désaccord avec mes valeurs. La culpabilité
saine suppose toujours deux choses:
1. que j'aie dérogé à mes valeurs et standards
2. et que j'avais le choix de le faire.
Le fait que mon expression soit impulsive n'enlève pas le caractère libre de mon action. La colère ne m'a pas emportée. Je me suis laissée entraîner par ma colère.
Quelle est la fonction de la culpabilité saine ? Me faire prendre conscience du fait que je n'ai pas respecté mes valeurs.
Dire que l'on ressent de la culpabilité est un terme générique recouvrant en fait tout un ensemble d'émotions. Je suis en colère contre moi d'avoir outrepassé mes principes. Je n'admets pas de
blesser injustement et pourtant je viens de le faire. Je m'en veux aussi d'avoir cédé à l'impulsion. En outre, j'ai de la peine d'avoir fait mal à mon mari, que j'aime. Je le regrette, car il ne
mérite pas un tel traitement.
L'action que j'ai posée a créé un déséquilibre en moi. Ce déséquilibre consiste essentiellement en un désaccord avec moi. La culpabilité m'indique donc que
j'ai été infidèle à moi-même dans une situation où j'avais le choix d'être fidèle à moi.
La culpabilité-camouflage
Abordons maintenant l'autre forme de culpabilité malsaine. La désigner par le terme "camouflage" donne immédiatement un aperçu de ce qu'elle a de malsain.
Exemple :Ma soeur désire fortement nous accompagner, mon ami et moi, pour nos vacances annuelles. Elle vient de se séparer et je la sais fragile. J'aime beaucoup ma soeur et trouve difficile de
refuser sa demande car elle sera très déçue. Par contre, je nous imposerais un gros sacrifice à mon ami et à moi en l'invitant à partager nos vacances. Je me trouve égoïste et je me sens
coupable.
Que se passe-til réellement ici ? cette expérience émotionnelle est en fait un déguisement de mon refus d'assumer mes propres désirs, sentiments ou choix. Dans l'exemple donné, je sais ce que je veux, mais il m'est difficile d'en porter réellement la responsabilité.
On notera au passage que la culpabilité malsaine contient plusieurs émotions à la fois, dont certaines sont habilement masquées. Dans ce cocktail au goût
amer, on trouve généralement de la colère, de la peur et parfois de la peine. Colère contre le fait de devoir assumer ce que je vis; colère contre celui que je tiens responsable d'être dans la
situation de prendre une position que je trouve difficile à prendre; peur d'afficher mes priorités; peur des conséquences de mon choix; peur de montrer ma colère; peine à l'idée de
décevoir...
À quoi cela me sert-il ?
1. Me donner bonne conscience
La culpabilité diminue à mes yeux ma responsabilité dans le choix que je ferai. Mon action est moins grave car je la pose "à regret". Dans l'exemple ci-dessus, j'ai moins l'impression d'être
égoïste si je me sens coupable. J'obtiens donc grâce à mes propres yeux. Dans certains cas, sous prétexte de culpabilité, je n'agis tout simplement pas.
2. À neutraliser la réaction de l'autre
Si j'avoue que je pose un geste avec culpabilité, l'autre devrait m'en tenir moins rigueur. L'aveu de ma culpabilité est donc une manière de manipuler pour diminuer les conséquences de mon geste.
« Je fais quelques chose qui n'est pas élégant, mais au fond je ne suis pas si mauvais que cela, regarde... » Nous avons donc ici une tentative de manipuler l'autre, en contrôlant sa réaction.
Les personnes qui ont un problème avec la liberté existentielle ont beaucoup recourt à la culpabilité. Ces personnes refusent de considérer que leur choix ont des conséquences. Elles ont donc
continuellement aux prises avec un dilemme qui leur semble crucial : soit renoncer à ce qui leur importe, soit éprouver de la culpabilité si elles font valoir leurs besoins. Il n'est pas rare
que, pour éviter cet « entre-deux » qui mène leur vie, elles se coupent progressivement de leurs désirs et de leurs volontés.
En conclusion
Plus je gagne de l'autonomie sur le plan psychique , moins ma culpabilité sera présente. C'est donc travailler à m'assumer
pour moi-même et devant les autres, en prenant la responsabilité de ce que je vis et des conséquences qui y sont liées, en le portant devant l'autre, que je m'assume.
Je me sens toujours coupable ( plus précisement , j'éprouve divers sentiments désagréables) de privilégier mon besoin et de décevoir la personne x, mais j'ai la satisfaction d'avoir été clair et
d'avoir agi ouvertement.
Travailler sur la culpabilité, c'est renoncer à plaire à tout le monde, c'est aussi apprendre à dire Non quand ce «non » nous semble juste pour nous-mêmes.
Publié le 13/06/2008 à 16h02 dans Zen Attitude